Nashville, Memphis, La Nouvelle-Orléans : la berline Mazda3 fait une tournée dans le triangle d’influence de la musique aux États-Unis.

Texte Gavin Conway / Photographie Mark Skovorodko

Elle évoque une peine d’amour et l’épaule sur laquelle on peut pleurer. Elle évoque aussi la vie sur la grande route américaine, ses roulottes à louer et ses cœurs à embrasser. Elle parle tantôt de bonheur, tantôt de tristesse, et par moments nous élève et nous libère. C’est la crème de la crème de la musique américaine qui traduit tout le spectre des émotions : celles qui font battre nos cœurs.

Country, rhythm and blues, funk, soul, hip-hop, rap, folk, jazz, entre autres styles, puisent leur inspiration dans le Sud. La musique américaine lui doit énormément : impossible d’évoquer ces genres musicaux sans évoquer Nashville, Memphis et La Nouvelle-Orléans.

Les premières mesures de notre aventure musicale en Mazda3 retentissent donc à Nashville, le plus septentrional de ces trois temples de la musique. À l’aube, nous arrivons à Music Row, le quartier d’enregistrement et de production. Des spectacles s’y déroulent aussi pour le bonheur des passants, qui se remplissent les oreilles de country, jazz, blues, rock et autre bluegrass.

Au petit matin, les rues désertes nous offrent un spectacle de néons bariolés, clignotants et stroboscopiques qui rivalisent d’éclat pour attirer l’attention par tous les moyens. Michael Bublé, les Black Eyed Peas, Kid Rock, Shania Twain et k.d. lang ne sont que quelques grands noms de la chanson qui ont enregistré ici. Mais pourquoi à Nashville?

Le patrimoine musical de la ville remonte au début des années 1700, époque où elle attire des violonistes ayant réalisé que Nashville était l’endroit où aller pour quiconque nourrissait une ambition musicale. Mais ce n’est qu’un siècle plus tard qu’elle devient un centre national d’édition musicale. Des artistes de partout aux États-Unis viennent teinter la ville de leur culture et de leurs traditions. La capitale du Tennessee gagne ainsi une diversité incomparable en genres musicaux et il est difficile de surestimer la contribution de la culture afro-américaine à son identité.

Dans Music Row, les vastes fenêtres des salles de spectacle donnent sur l’extérieur et la musique qui filtre par leurs portes grandes ouvertes fait concurrence aux musiciens de rue.
 

 

« Il est très difficile d’obtenir un contrat à long terme, et je suis sans cesse en quête d’un nouvel endroit pour chanter. Mais que voulez-vous, j’adore ça. »

 
Kara Fay Crabtree

Nous jetons notre choix sur Honky Tonk Central. Au micro, Kara Fay Crabtree. À la voir, il est difficile de croire qu’une voix si puissante puisse sortir d’un corps aussi menu. Son interprétation est sublime et son allure, déjà celle d’une vedette. Mais à Nashville, ils sont des milliers comme Kara. Il faut travailler dur.

« J’habite à Clarkesville, à une heure de route, et je chante partout où l’on m’en donne l’occasion, dit-elle. Il est toutefois très difficile d’obtenir un contrat à long terme, je suis constamment à la recherche d’un nouvel endroit pour chanter. Mais que voulez-vous, j’adore ça. » Comme tous n’atteignent pas le sommet, ces aspirants ont souvent une solution de rechange. Pour Kara, ce sont des études de comptabilité.

Nous reprenons le volant, direction le sud-ouest, vers Memphis. C’est notre baptême sur l’autoroute avec notre Mazda3 et je suis heureux de la puissance de 186 ch et du couple de 186 lb-pi, des chiffres qui font de la transition sur l’autoroute un jeu d’enfant. Pendant le trajet qui dure seulement trois heures, j’ai l’esprit tranquille grâce au système de surveillance de l’angle mort et au système de suivi de voie. La voiture a vraiment tout pour plaire.

NASHVILLE EN DATES

1871 : 1871 : les Fisk Jubilee Singers de la Fisk University font ce qui sera la première tournée mondiale. La ville devient ainsi un centre de musique international.
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1892 : la salle de concert la plus célèbre de Nashville, le Ryman Auditorium, est surnommée Carnegie Hall of the South. Elle attire musiciens et admirateurs du monde entier.
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1925 : la station de radio WSM lance la Grand Ole Opry, consolidant la réputation de Nashville et son surnom de Music City. Diffusée en direct chaque semaine, c’est la plus ancienne émission de radio du pays.
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1986 : la vedette country Dolly Parton ouvre le parc d’attractions Dollywood, la plus grande attraction payante du Tennessee.
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2013 : ouverture du musée Johnny Cash, dédié à la mémoire de l’artiste décédé et enterré près de 
Nashville en 2003.

MEMPHIS EN DATES

1819 : fondation de Memphis. La ville doit son nom à l’ancienne capitale égyptienne sur le Nil. Elle devient rapidement un pôle commercial pour le coton.
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1910 : Beale Street devient un quartier commerçant. Elle appartient à des Afro-Américains qui en assurent aussi la gestion. Elle comprend aujourd’hui trois îlots urbains comptant boîtes de nuit, restaurants et magasins. Beale Street a été déclarée Home of the Blues par une loi du Congrès.
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1952 : fondation du Sun Studio par l’un des pères du rock’n’roll, Sam Phillips. B.B. King, Ike Turner, Jerry Lee Lewis et Elvis Presley viendront y enregistrer.
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1957 : Stax Records est le pionnier du soul de Memphis et des États-Unis, de même que du gospel, du funk et du blues du Delta. La star du studio est Otis Redding.
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1982 : ouverture de Graceland, sanctuaire dédié à Elvis Presley. Déclarée monument historique national en 2006, elle est la deuxième maison la plus visitée aux États-Unis après la Maison-Blanche. Elle accueille plus de 650 000 visiteurs par an.

Nous arrivons dans la ville natale du rock’n’roll. Aucun autre endroit au monde n’a eu une telle influence sur la musique. C’est John Doyle, du Smithsonian Memphis Rock ‘n’ Soul Museum, qui évoque pour nous son histoire.

« Avant le début du siècle, on entendait surtout du gospel traditionnel – tant blanc que noir – dans les églises, car nous nous trouvons dans la région de la Bible Belt, dit John. Il y avait aussi les field hollers, la musique des esclaves. Ces derniers la chantaient dans les champs et elle a perduré après la fin de l’esclavage, comme le gospel chrétien des églises noires. Et comme ils travaillaient ensemble, les fermiers blancs possédaient des esclaves noirs ou, après l’esclavage, ils pouvaient avoir des métayers, qui étaient noirs ou blancs. Ceux-ci sont alors devenus compagnons de travail et ils se réunissaient sur les porches pour chanter. »

« Au début du XXe siècle, ces mêmes métayers ont commencé à perdre leur emploi et leur maison. Ils ont alors émigré vers la ville en y apportant leur musique », poursuit John. Cette migration explique en partie pourquoi Beale Street est devenue l’une des plus célèbres artères de blues au monde. Et pour ce qui est du rock’n’roll? « Aucun doute : il est né à Memphis. » 

Sam Phillips, le fondateur de Sun Records, avait pressenti qu’il aurait un énorme succès en enregistrant de la musique noire chantée par un jeune blanc. Il avait vu juste avec Elvis Presley et son premier grand succès, That’s Alright Mama, dont les paroles originales sont signées Blind Lemon Jefferson. Quand il passait à la radio, pour informer le public qu’Elvis était blanc, les animateurs lui demandaient où il était allé à l’école. Sa réponse était sans équivoque : Humes High, un établissement réservé aux blancs.

Mais le premier classique de rock’n’roll est Rocket 88, de Ike Turner. Sortie en 1951, la chanson a été numéro 1 au Billboard R&B. Le crédit de ce titre a toutefois été octroyé au saxophoniste d’Ike Turner, Jackie Brenston.

Nous traversons ensuite la ville pour nous rendre dans un autre haut lieu de Memphis : Royal Studios. Ce studio, l’un des plus anciens en activité dans le monde, se trouve boulevard Willie Mitchell, baptisé ainsi en l’honneur du producteur qui lui fit connaître son heure de gloire à partir de la fin des années 1960. Innovateur créatif, Willie Mitchell a travaillé avec quantité d’artistes talentueux, parmi lesquels Al Green, Chuck Berry, Solomon Burke, Ike et Tina Turner, Rod Stewart et Keith Richards.

Aujourd’hui, c’est son fils, Lawrence « Boo » Mitchell, qui perpétue l’étonnante série de succès de Royal Studios. Ce dont il est le plus fier? Le fait que Mark Ronson et Bruno Mars aient fait appel à lui. « Mark Ronson [lauréat de sept trophées Grammy et producteur d’Amy Winehouse, entre autres] ne cherchait même pas un studio, il voulait juste des chanteurs », explique Boo.

« En passant au studio, ils ont été bouleversés par son histoire incroyable. L’endroit n’a pas changé depuis 1969 : le micro d’Al Green toujours dans un coin, l’orgue Hammond de Charles Hodge, le tambour de I Can’t Stand The Rain d’Ann Peebles, tout y est. Deux semaines plus tard, ils sont revenus pour enregistrer. »
 

« J’ai ouvert cette bouteille de Bourbon, réserve spéciale et Bruno Mars m’a tendu son verre en lançant : “Boo Mitchell, fill my cup, put some liquor in it.” Eh bien, ces paroles se sont retrouvées dans la chanson! »

 
Lawrence ‘Boo’ Mitchell

Boo continue son histoire. « Mark m’a lancé comme ça : “Hey, j’ai un projet d’album pour Bruno et je veux qu’il vienne l’enregistrer chez vous.” Je me dis : “Ok, Bruno, comme dans Bruno Mars! Ne joue pas les groupies!” On parle de Bruno Mars, un des artistes les plus populaires de tous les temps : 200 millions de disques simples et 26 millions d’albums vendus. »

« Quelques mois plus tard, Mark a débarqué avec Bruno, son complice d’écriture Philip Lawrence, le rappeur Mystikal et le guitariste de David Bowie, Carlos Alomar. Bruno a passé trois jours au studio. Arrive le dernier soir; il a son avion à 8 heures le lendemain matin et, sur le coup de minuit, il commence à écrire les paroles d’Uptown Funk avec son équipe. Vers 4 heures du matin, comme ils n’ont plus d’alcool, je me rends dans le bureau de mon père, où j’évitais d’aller depuis son décès. J’y déniche une bouteille d’un tirage spécial, du bourbon Four Roses signée par le distillateur. Je me suis dit : “Désolé papa, je suis obligé d’en sacrifier une pour l’équipe!” »

« Bruno m’a tendu son verre en lançant : “Boo Mitchell, remplis mon verre, mets-y de l’alcool.” (Fill my cup, put some liquor in it.) Eh bien, ces paroles se sont retrouvées dans la chanson! »

Le titre Uptown Funk a connu un énorme succès, et a valu à Boo Mitchell le trophée Grammy de l’album de l’année. Et la passion familiale continue de se transmettre : le fils de Boo, Uriah, veut chanter. « Je vis pour ma musique. Je veux que chaque titre parle de quelque chose que j’ai vécu, explique le jeune homme de 22 ans. J’ai fait de la production et de la technique, mais ce que j’aime le plus, c’est chanter. Me donner devant le public, lui offrir ma musique. » Le plus récent album d’Uriah, intitulé Might B, est chargé d’émotions.

« Sans la musique d’ici, il n’y aurait pas eu l’invasion britannique, conclut Boo. Les Rolling Stones, les Beatles, les Who, tous écoutaient notre blues et notre soul. Dans tout ce que l’on entend à la radio, il y a un peu de Memphis. »

LA MAZDA3 2020

En conduisant la Mazda3 pour la première fois, on remarque qu’elle a l’air plus grande, à plusieurs titres. Son intérieur est bien plus spacieux que ses dimensions plutôt compactes ne le laissent supposer et la qualité des matériaux de l'habitacle donnent une impression de voiture de luxe. 

Et pour le type de conduite que nous faisions, principalement de longs trajets sur l'autoroute, le régulateur de vitesse à radar de la Mazda nous a permis de régler la vitesse et la distance par rapport à la voiture qui nous précédait, sans avoir à ajuster sans cesse notre vitesse.

En ville, le système de freinage intelligent permet d’avoir l’esprit tranquille : au cas où nous aurions manqué un véhicule lent ou arrêté, la Mazda nous aurait aidé à freiner. Grâce à la boîte automatique à six vitesses et aux 186 ch, la progression était douce et raffinée, mais lorsque nous devions accélérer rapidement, la réponse était instantanée, surtout en mode Sport. Et, bien sûr, la Mazda3 est vraiment très agréable à conduire.

De retour dans la Mazda3, direction La Nouvelle-Orléans, un voyage de six heures nous attend vers le sud à travers le Mississippi pour arriver en Louisiane. La voiture nous offre une balade des plus luxueuses : moteur silencieux, conduite exceptionnelle, système audio formidable. Nous arrivons à destination frais comme des roses.

La Nouvelle-Orléans est loin d’être une reconstitution à la Disney. Elle est authentique. Son cœur, c’est le quartier français qui était au départ un avant-poste militaire fortifié, fondé en 1718. Il puise sa richesse dans les cultures française, espagnole et africaine. La ville est considérée comme le berceau du jazz, qui y a pris racine au début des années 1900, grâce aux communautés afro-américaines. L’autre élément musical qui a fait la réputation de la ville, ce sont les fanfares pleines de vie qui expriment une joie contagieuse partout. Elles animent pique-niques, mariages, carnavals, défilés quand ce ne sont pas des funérailles.

Du fait de sa petite taille, le quartier français se découvre volontiers à pied pour admirer son architecture rappelant la France, l’Espagne ou l’Italie du XVIIIe siècle. Mais les tours de verre et d’acier de La Nouvelle-Orléans moderne qui l’encerclent nous ramènent vite au présent.

Le prix du sourire le plus chaleureux et le plus généreux de toute La Nouvelle-Orléans revient sans aucun doute à Walter Wolfman Washington. Néo-Orléanais depuis toujours, Wolfman se produit sur scène depuis près de 50 ans. Son premier grand concert, il l’a donné aux côtés de Lee Dorsey, célèbre artiste pop et R&B, à l’Apollo Theatre de New York. Pour le jeune Walter de 19 ans, c’était tout un événement.

Les cordes de la guitare de Wolfman ont d’abord vibré au rythme du blues, puis du jazz, avant de finalement adopter le blues et le funk. « Mes chansons parlent surtout de mes sentiments, de mes expériences, confie l’artiste. Des déceptions, du bonheur, le tout accompagné de mes émotions du moment présent. » 

« Mes chansons évoquent mes sentiments et mes expériences. Les déceptions, le bonheur et tout cela accompagne mes émotions du moment. »

 
Walter Wolfman Washington

Wolfman est très fier de l’accueil réservé à son dernier album, My Future is my Past, en 2018. Pourquoi la musique de La Nouvelle-Orléans est-elle si particulière? « Son style est plus spirituel. Beaucoup de musiciens ont fréquenté l’église avant de se lancer dans la musique. Leur vision du monde en est donc teintée. »

À notre retour dans le quartier français, un couple de mariés et toute la noce défilent dans la rue à la tête d’une fanfare. L’énergie, l’émotion, l’excitation des amoureux et de leurs invités est contagieuse : sur le trottoir, les passants se mettent à danser.

Sans la fanfare et sa musique follement entraînante, ce cortège ne serait qu’une bande hétéroclite qui marche dans la rue par un vendredi soir pluvieux. Mais le spectacle que nous avons sous les yeux est une véritable célébration de la vie rendue possible par la musique américaine.

LA NOUVELLE-ORLÉANS
EN DATES

1817 : une ordonnance municipale limite le rassemblement des Africains asservis à Congo Square. Les esclaves y jouent de la musique et dansent le dimanche, leur seul jour de repos.
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1899 : la moitié de La Nouvelle-Orléans est en dessous du niveau de la mer. Albert Baldwin Wood améliore son drainage en inventant, entre autres, les vannes à clapet et les pompes à grand volume.
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1961 : fondation du Preservation Hall pour honorer le jazz Nouvelle-Orléans. À la fois salle de musique, orchestre et organisation à but non lucratif, le club poursuit sa mission aujourd’hui encore.
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1977 : ouverture du Tipitina’s par des passionnés de musique de la région. Le club deviendra l’un des plus respectés de La Nouvelle-Orléans. Auparavant, l’endroit avait servi de maison de jeu, de gymnase et de bordel.

LA SCÈNE MUSICALE CANADIENNE

La diversité du paysage musical du Canada est telle que chacun y trouve facilement son compte. Country, jazz, blues, rock & roll et folk traditionnel, autant de genres dans lesquels excellent les artistes du pays. Le Canada a également vu d’immenses vedettes séduire la scène mondiale : Neil Young, qui est un fier Canadien, a joué avec Crosby, Stills et Nash avant de connaître le succès en solo. De même, la chanteuse d’origine française Avril Lavigne a atteint une grande renommée, avec plus de 40 millions d'albums et 30 millions de simples vendus dans le monde entier.

Pas étonnant, dès lors, que l'histoire des musiciens et chanteurs canadiens populaires dépasse largement les frontières du pays. Si les interprètes locaux restent très demandés, ce sont les superstars canadiennes qui attirent le plus l'attention du monde.

Il est avéré que les artistes canadiens du XXe siècle les plus populaires sont finalement obligés de viser le sud, l'énorme marché états-unien, s'ils veulent élargir leur public. Parmi les noms les plus célèbres, on peut citer Neil Young et Joni Mitchell, tous deux originaires de l’Alberta.

Puis, la présence canadienne sur les ondes est montée en flèche. Lorsque la réglementation gouvernementale édictée il y a plusieurs décennies est entrée pleinement en vigueur, les stations de radio du pays ont dû diffuser 35 % de contenu canadien. D’où une omniprésence d’artistes canadiens sur les ondes.

Les années 2010 ont été encore plus frappantes, certains critiques qualifiant cette période « d’invasion canadienne », en référence à « l’invasion britannique » qui vit les Rolling Stones et les Beatles faire vibrer l’Amérique. Des artistes canadiens, tels que Drake, Justin Bieber et The Weeknd, ont pris d’assaut les charts américains. De 2015 à 2017, ces trois entités ont ainsi généré un nombre incroyable de 20 milliards de streams. À l’époque, le magazine Forbes a titré : « Pourquoi Drake, The Weeknd et Justin Bieber dominent le monde du streaming. »

Toutefois, bon nombre des artistes canadiens respectés ont choisi de rester au pays. Le musicien country Stompin’ Tom Connors a écrit des chansons très canadiennes, comme sa ballade Bud the Spud, qui raconte l’histoire d’un chauffeur de camion transportant des pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard. Le groupe Crash Test Dummies s'est également imposé au Canada, en se lançant à Winnipeg, dans l'Alberta, avant de se faire connaître dans le monde entier. Le groupe a essayé différents genres, mais il s'est orienté vers le rock. Et sans le savoir, nous avons sans doute tous entendu un morceau de Crash Test à un moment ou à un autre – le groupe composé une partie de la bande originale du film de Jim Carrey de 1994, La Cloche et l'Idiot. En outre, le groupe est l’auteur de dizaines de bandes son pour la télévision.

Les Barenaked Ladies sont un autre groupe de rock très populaire au Canada. Originaire de Scarborough, dans l'Ontario, son premier album, Gordon, est sorti en 1992 et a été certifié platine cette année-là. Autre grand moment, la création et l'interprétation du thème de la méga-comédie télévisée américaine The Big Bang Theory.

N’oublions pas d’autres artistes locaux de talent qui font sensation au Canada. Ndidi O (Onukwulu), originaire de Colombie-Britannique, a trouvé sa niche sur la scène blues et folk de Toronto. Avec une voix qui oscille entre le blues et la soul, et des ballades plus douces de la country soul, Ndidi O produit une musique unique qui va droit au cœur.

Jesse Roper est un autre résident de Colombie-Britannique qui fait des vagues sur les ondes nationales. Les critiques disent qu’il a un son captivant, énergique, envoûtant, explosif et charismatique. Roper mêle blues et rock modernes avec un clin d’œil respectueux aux grands du blues comme Stevie Ray Vaughan. Et sa bonne humeur est contagieuse.

Sans oublier le groupe Port Cities, fondé il y a quelques années par trois jeunes Néo-Écossais. Dylan Guthro, Breagh MacKinnon et Carleton Stone sont d'abord devenus de bons amis avant de décider d'utiliser leurs talents d’auteurs, de producteurs et de musiciens pour former leur groupe. Dans un entretien accordé en 2015, Carleton Stone a déclaré : « On s'est dit qu'il y avait une telle alchimie entre nous, pourquoi ne pas unir nos forces et faire quelque chose de plus grand qu’aucun d'entre nous ne pourrait faire seul? » Un critique a qualifié leur style de « Nashville de la côte est ».

Et tout comme Nashville et Memphis ont leurs salles de concert emblématiques, vous trouverez leur équivalent à travers le Canada. Sur la côte est de Nouvelle-Écosse, par exemple, la Seahorse Tavern de Halifax propose le meilleur blues et jazz qu’on puisse entendre au nord de la Nouvelle-Orléans. 

Un peu plus à l'ouest, à Toronto, vous trouverez l'une des scènes musicales les plus attachantes d'Amérique du Nord, avec des clubs et des bars qui ont vu défilé les plus grands artistes du monde entier. La Horseshoe Tavern, par exemple, a accueilli des pointures comme les Rolling Stones, Willie Nelson, les Ramones et The Police. Autre lieu célèbre, le Phoenix qui a accueilli à plusieurs reprises Bob Dylan, Green Day et The Tragically Hip.

Et sur la côte ouest, à Vancouver, le Commodore Ballroom est célèbre dans toute l'Amérique du Nord. Cette salle affiche un charme Art déco et une piste de danse en bois, et elle accueille jusqu'à mille personnes. Billboard.com a inclus le Commodore dans sa liste des dix clubs les plus influents d'Amérique du Nord. Il a accueilli toutes sortes de genres et d’artistes en devenir, mais aussi des superstars telles que Kiss, Snoop Dogg et Nirvana.

La scène musicale canadienne est aussi diverse et riche que celle que l’on trouve de l’autre côté de la frontière, tant pour les artistes que pour les salles de concerts. Et elle vaut la peine de venir faire un tour pour en juger par soi-même.

Le Canada compte quelques-unes des plus célèbres salles de concert au monde, comme la Seahorse Tavern, à Halifax en Nouvelle-Écosse.