Peu de constructeurs inspirent autant de passion que Mazda. Pour ses 100 ans, nous avons rencontré des propriétaires, des collectionneurs, des employés et fans du monde entier pour découvrir ce qui les séduit.

Entretiens Helene Dancer

«Peu de marques peuvent se targuer de durer 100 ans et Mazda ne cesse de s’amélioreR. »

Odiel Mennink, journaliste des Pays-Bas et membre du jury du prix Women’s World Car of the Year

« Mazda a une signification particulière pour moi. J’ai, en effet, obtenu ma licence de course au volant d’une MX-5 en 2014, et depuis je conduis un modèle de quatrième génération, d’un noir éclatant. Je l’ai d’ailleurs baptisée “Batmobile”. J’adore la sensation que procure la conduite d’une décapotable telle que celle-ci. Elle est si légère, si agile et la propulsion arrière est cruciale pour un amateur de conduite. Cette voiture sport abordable est unique dans son segment. À mes yeux, Mazda est synonyme de qualité, de design, de fonctionnalité et de progrès. 

Il n'y a pas de fioritures inutiles – avec Mazda vous savez à quoi vous attendre. Et Mazda prend en compte le conducteur. Vous avez l'impression que la voiture est faite pour vous. Mon frère, qui restaure des voitures, et entretient ma MX-5, adore son intérieur : il est de toute évidence conçu par des ingénieurs, pour des ingénieurs. Depuis quatre ans, je suis membre du jury qui décerne le prix Women’s World Car of the Year. Cette année, la Mazda3 l’a emporté.

C'est une voiture très équilibrée. Elle affiche des lignes simples mais audacieuses, et elle est équipée d’un groupe motopropulseur et de dispositifs de sécurité de grande qualité. Elle offre un grand plaisir de conduire avec un très bon rapport qualité-prix. Peu de marques de voitures durent 100 ans et Mazda ne cesse de s’améliorer. »

Au fil des ans, du fait de sa profession, Odiel a pu essayer de nombreuses Mazda, et elle a fini par acheter une MX-5 noire de quatrième génération qu’elle a surnommée « Batmobile ».


Photographie : Stephan van Leiden

« Ma passion pour Mazda a commencé avec le moteur ROTAtif. Désormais c’est son approche en matière de design qui compte à mes yeux. »

Danny Irvine, Australien passionné d’automobiles possédant 29 Mazda, dont une R360

« La R360 a été la première voiture de tourisme de Mazda, une kei car. Lancée en 1960, sa production s’est poursuivie jusqu’en 1966. Celle que je possède est un modèle de 1966, et je l’ai depuis neuf ans. La R360 est révolutionnaire : la plupart des voitures de cette époque et de cette taille sont équipées d’un moteur à deux temps, mais Mazda opte pour un quatre temps, ce qui rend la voiture beaucoup plus silencieuse.

Mazda mise également sur l’utilisation de matériaux légers – à l’instar de la technologie SkyActiv d’aujourd'hui – car la puissance est assez limitée. Comme le moteur n’offre que 356 cm3, la seule façon d’améliorer la performance de la voiture est de la rendre plus légère : aluminium pour le moteur, quand bien des concurrents utilisent la fonte, et le plastique plutôt que le verre, pour la lunette arrière.

La R360 connaît un succès incroyable : elle devient un chef de file de sa catégorie. Mazda propose également une version automatique, une première pour une voiture à moteur rotatif, tous fabricants confondus. Ma collection compte 29 Mazda, dont cinq kei cars et plusieurs modèles à moteur rotatif. Ma passion pour Mazda a commencé avec ce dernier type de moteur, mais aujourd’hui, c’est l’approche de l’entreprise en matière de design qui compte à mes yeux. J’aime sa cohérence, l’ADN commun qu’elle injecte dans toutes ses voitures. »

La R360, qui fut le premier véhicule Mazda à quatre places, fête ses 60 ans en 2020.


Photographie : Joe Wigdahl

« Pour le mans, nos voitures étaient conçues en ayant les pilotes en tête. »

Yojiro Terada, légende japonaise du Mans et pilote de développement

« J’ai appris à conduire à 16 ans sur le triporteur Mazda d’une école de conduite du coin. Et ma toute première voiture fut une R360, quatre places, deux portes. Je l’aimais tant que je la conduisais tous les jours. J’avais tellement de plaisir! Mais mon plus grand moment Mazda, c’est la victoire aux 24 Heures du Mans en 1991 avec la 787B.

J’avais travaillé sur la conception de la 787B (ci-dessus) et aussi participé à la course, en terminant en huitième position. Ma première participation à cette épreuve mythique remonte à 1974, et j’y ai pris part de 1981 à 2008, souvent pour Mazda, ce qui m’a valu le surnom de M. Le Mans au Japon.

Au début des années 1990, toutes les équipes de course, y compris Mazda, ont commencé à adopter de nouvelles technologies – dont la conception par ordinateur. Mais nous nous sommes rappelés qu’il fallait garder les voitures centrées sur l’homme. Après tout, ce sont des pilotes qui les conduisent sur le circuit. »

La révolutionnaire Mazda 787B à moteur rotatif fit de Mazda le premier constructeur japonais à remporter Le Mans. Regardez (et écoutez!) cette voiture en action dans la vidéo ci-dessus. 


Photographie : Dan Froude

« Notre TYPE-GB est si unique que nous l’avons restaurée ensemble. »

Markus Frey (à gauche), son père Walter (au centre) et son frère Joachim (à droite), propriétaires du musée Frey, dédié à Mazda, à Augsbourg, en Allemagne

« La Mazda-Go fut la première voiture jamais fabriquée par Mazda, en 1931. À l’époque, il était rare de posséder une voiture à essence. Elle a servi pour reconstruire Hiroshima après la Seconde Guerre mondiale. Elle a été suivie par d’autres véhicules à trois roues; au musée, nous avons une Type-GB de 1950 qui est plus compacte et robuste que les premiers modèles.

C’est la plus ancienne voiture du musée, nous commençons la visite avec elle. Cela fait environn huit ans que nous l’avons. Elle est si unique que mon frère, mon père et moi l’avons restaurée ensemble. Nous avons fait un test de couleur avec la Mazda-Go du musée Mazda d’Hiroshima, car nous voulions que la nôtre arbore le même bleu. Mon père a ouvert sa concession Mazda il y a plus de 40 ans, et il en possède désormais trois à Augsbourg.

Il aime Mazda parce qu’elle est différente des autres marques. Mon frère et moi avons grandi avec la marque, puis nous avons suivi les traces de notre père. Nous caressions le rêve d’un musée et, après avoir collectionné des voitures pendant plus de 30 ans, nous les avons toutes réunies au même endroit. On vient du monde entier pour voir notre collection. Nous avons presque tous les véhicules Mazda jamais construits, sauf quelques prototypes rarissimes. »

Le Frey est le seul musée officiellement reconnu par Mazda en dehors du Japon.


Photographie : Amy Shore

« J’aimerais que notre fils grandisse avec cette voiture et partager cette histoire avec lui. »

Luis et Sarah Chaidez collaborateurs à l’organisation du festival américain de moteurs rotatifs SevenStock et adeptes de RX-7

« Dans ma vie, j’ai eu plusieurs RX-7 et j’en possède deux aujourd’hui : une de 1986, ma toute première, et un modèle de 1980, qui me tentait depuis longtemps. Ma femme Sarah est également présente sur la scène automobile et fait partie du comité SevenStock. Elle est d’une grande influence et apporte un énorme soutien.

J’ai ma RX-7 de 1980 depuis un an maintenant et je veux qu’elle reste impeccable. J’aimerais que notre fils, Elliot, grandisse avec cette voiture; je veux lui transmettre cette histoire pour qu’il soit en mesure de l’apprécier un jour. La RX-7 appartenait à une certaine Linda. On lui a proposé des sommes effarantes pour la voiture, mais elle ne voulait pas que le nouveau propriétaire la dénature et l’utilise sur circuit. 

Je lui ai envoyé un message pour l’informer de mon intérêt. Elle m’a répondu que je semblais être l’acheteur idéal pour sa voiture de jeunesse. Je l’ai achetée sans même la voir! J’ai invité Linda au festival SevenStock cette année. Elle a été ravie de voir la voiture revivre. Il est évident que la RX-7 a distingué Mazda des autres constructeurs. Elle incarne l’esprit novateur de la marque et sa persévérance qui se perpétue dans chacun de ses nouveaux designs. Mazda a toujours été fidèle à elle-même. La RX-7 affiche des lignes sportives et intemporelles, et une agilité unique. »

Il y a eu trois générations de RX-7. La première est sortie en 1978 et la dernière génération a été remplacée par la Mazda RX-8 en 2003.


Photographie : Mark Skovorodko

« Si on aime conduire, c’est la meilleure voiture. »

Andrea Mancini, le propriétaire de Miataland, station de villégiature d’Ombrie, en Italie, et lieu de célébration de la MX-5

« Je possède 48 MX-5, et ma collection continue de grandir. J’ai acheté ma première en 1998 et je l’ai revendue pour acheter ma deuxième MX-5 en 2000. Après cette transaction, je me suis promis de ne plus jamais vendre de MX-5! Le design et l’expérience de conduite la rendent unique. De plus, cette voiture simple surpasse les attentes. J’ai pris part à beaucoup de courses quand j’étais plus jeune et, au volant d’une MX-5, on a vraiment la sensation de piloter.

Je les aime toutes autant, mais la première version est vraiment cool. Si vous aimez conduire, c’est la meilleure voiture. J’ai ouvert Miataland il y a près de deux ans. Le concept? Que chaque client puisse conduire une Miata dans la campagne italienne en profitant des paysages sublimes. Ce grand amour pour la voiture se reflète aussi à l’intérieur du complexe.

Chaque chambre porte le nom d’une couleur spéciale de la MX-5 et nous proposons des choses uniques comme un lit intégré dans le châssis d’une MX-5. Nous adoptons la même philosophie que Mazda : la beauté en toute simplicité. Je possède aussi beaucoup d’autres modèles Mazda. Derrière tous ces volants, la maniabilité et la conduite se ressemblent : elles sont vraiment toutes fabuleuses. »

Andrea Mancini n’est pas le seul à avoir une passion pour la MX-5 car, en 2000, le Livre Guinness des Records a reconnu que la MX-5 était la sportive biplace la plus vendue de tous les temps.


Photographie : Amy Shore

« Mazda a toujours été à la pointe de l’innovation. »

Andrew Mckendry, propriétaire de Mckendry Mazda, l’un des premiers concessionnaires
Mazda en Nouvelle-Zélande

« Mon père, Leo, a lancé son entreprise en 1967 et a ensuite repris la concession Mazda en 1972. Au sein de la communauté agricole de Blenheim, il est très important d’avoir accès à une camionnette. À l’époque, Mazda vendait la B1500, et il n’y avait aucun produit équivalent sur le marché. L’entreprise a toujours été à la pointe.

Mazda, c’est aussi une famille. En cas de crise – séisme ou inondation – au Japon, elle est là pour aider la population. Et c’est la même chose en Nouvelle-Zélande. Mazda donne priorité aux personnes et s’engage dans la collectivité à travers sa fondation. Comme une grande famille heureuse, elle s’intéresse à ses clients et pas seulement aux produits qu’elle vend.

Et ses voitures sont tellement excitantes. Mazda ne connaît pas le statu quo. Toujours innovante, tournée vers l’avenir, elle tire le meilleur parti du moteur à essence. J’ai repris la concession de mon frère il y a dix ans, et c’est génial. Après 48 ans, je demeure fidèle à Mazda. »

L’engagement de Mazda envers l’innovation s’est récemment manifesté par la production de son premier véhicule tout électrique, le Mazda MX-30.


Photographie : Nancy Zhou

« Mazda n’est pas le plus grand constructeur, mais il a un petit supplément d’âme. »

Phil Blake, propriétaire britannique de plus de 35 voitures à moteur rotatif, dont une Mazda Cosmo

« Mon intérêt pour la Cosmo réside dans le moteur rotatif : sa douceur, sa musique, sa puissance... J’ai découvert les voitures à moteur rotatif à 15 ans, et la Cosmo, lancée en 1967, est parmi les plus rares. J’aime l’innovation, les choses qui se démarquent de la norme, les constructeurs qui osent.

Les premiers moteurs rotatifs ont certainement donné du fil à retordre à Mazda, mais le constructeur a malgré tout persisté et a surmonté les problèmes initiaux. La marque a désormais ce type de moteur dans le sang; chaque modèle à moteur rotatif est unique. La fabuleuse RX-8 est encore inégalée aujourd’hui. Ma femme en possède une (et une MX-5). Pour ma part, j’ai acheté ma première Cosmo en 1989, mais les restaurations qu’elle exigeait dépassaient mes compétences.

Puis, en 2000, j’ai acheté celle-ci, qui est partiellement restaurée. J’ai actuellement quelque 35 voitures à moteur rotatif. Mazda n’est peut-être pas la plus grande entreprise automobile, mais elle a certainement beaucoup d’âme. »

La Mazda Cosmo 110S est une voiture très rare et elle a fait impression lorsque Mazda Monde l’a mise à l’épreuve sur la route North Coast 500 en Écosse en 2016 (ci-dessus).


Photographie : Finn Beales

« MA PASSION pour les MAZDA m’a incité à faire une carrière de Mécanicien. »

Yanick Morin, technicien Mazda canadien depuis 25 ans

« Je travaille chez Sittelle Mazda à Saint-Georges, au Québec, depuis mars 1995. À mes débuts, je lavais des véhicules, mais ma passion pour les voitures m’a incité à entreprendre une carrière de mécanicien. Ma première Mazda? Une MX-3 Precedia de 1990, que j’ai acheté vers 17-18 ans. J’ai instantanément adoré la conduire. 

J’ai maintenant 43 ans et je l’ai gardée en excellent état. J’ai remplacé le moteur par la version 1,8 litre de la MX-5 2000. Elle a retrouvé sa jeunesse! J’ai une véritable passion pour les Mazda, j’en ai eu 17. Ma plus récente : une magnifique Mazda6 2018 GS-L Turbo noire. J’ai aussi conduit une MX-5 Precidia, des Protegé, une Protegé MP3, une Mazda6 V6 manuelle et trois Mazda3. Je suis toujours en quête de modèles uniques. Au cours de ma carrière, les Mazda m’ont toujours offert une expérience incomparable. »

 En 2016, Mazda a produit sa millionième MX-5, prouvant ainsi que ce modèle continue de séduire les conducteurs partout dans le monde.


Photographie : Sylvie Li

«Travailler pour MAZDA est vraiment la réalisation d’un rêve.»

Kouta Beppu, directeur général stratégie de marque à Hiroshima, au Japon

« Une fois mon diplôme universitaire en poche, je pensais décrocher un emploi dans les médias ou la finance. Après tout, ces secteurs figuraient parmi ceux qui offraient les meilleurs salaires. J’ai ensuite rencontré un employé de Mazda. Il m’a dit que la culture de l’entreprise était unique, que les employés pouvaient s’y tailler la carrière qu’ils voulaient. Ce qui m’a tout de suite intéressé.

Peu de temps après cette rencontre, sur mon chemin, j’ai croisé un superbe cabriolet Mazda bleu, qui roulait le toit ouvert; j’en suis tombé amoureux instantanément. Pour moi, c’était un signe et j’ai décidé de postuler chez Mazda. Mon premier poste dans l’entreprise était lié aux ventes, mais je m’intéressais davantage à l’ingénierie et au marketing.

N’ayant pas de formation dans ce domaine, j’ai donc étudié en génie pendant mes temps de loisir, puis j’ai attendu qu’une occasion se présente. J’ai finalement été nommé directeur du programme de la nouvelle Mazda3. Un chapitre à la fois excitant et intimidant, car la tâche qui m’attendait était énorme. En fin de compte, le rêve est devenu réalité pour moi, et j’ai toujours le sentiment de vivre mon rêve! »

Kouta Beppu est le directeur du programme de la Mazda3 2020 (ci-dessus). Ce modèle a remporté le prestigieux prix de design Red Dot: Best of the Best, en 2019.


Photographie : Eric Micotto