« Je ne me vois pas conduire autre chose qu’une MX-5. »

Des propriétaires expliquent pourquoi la MX-5 demeurera toujours leur voiture sport préférée. Nous commençons par l’États-unien Fred Jones, qui adore être chic – et est très fier du style affiché par ses deux MX-5 sur la route. Entretiens Helene Dancer. 

Fred Jones pourrait bien être le plus fringant des conducteurs de MX-5 à hanter les rues de Dallas, au Texas. « Je m’intéresse à la mode depuis le milieu des années 1970. Les tendances m’ont toujours plu, et j’aime les voitures originales. » Fred possède une MX-5 NB et une NC. « J’appelle le modèle NB Robin, un clin d’œil à l’acolyte de Batman », lance-t-il en souriant. Le modèle NC, lui, s’appelle la Panthère. « La voiture a l’allure de ce félin en chasse : vitesse, furtivité… Quand les gens la voient, ils savent que c’est la mienne. C’est ma signature. »

Mais la mode n’est pas qu’un passe-temps pour Fred : il gère Jones 2000 & Beyond, une organisation offrant aux jeunes et aux anciens délinquants des ateliers sur la tenue vestimentaire, l’étiquette et les aptitudes sociales. « Ce projet est lié à la mode : quelle tenue porter, quand la porter et comment se présenter. » Et selon lui, la MX-5 convient à merveille à sa profession. « À la fois intemporelle et traditionnelle, elle se renouvelle sans cesse tout en conservant ses valeurs fondamentales. L’évolution de la MX-5 correspond aux transitions de ma vie. La quatrième génération constitue une version améliorée de la première et reflète mes progrès dans les étapes importantes de mon existence. Je ne me vois pas conduire une autre voiture qu’une MX-5. »

LA MX-5 DE FRED JONES

Modèle :
NB et NC
Production:
1999/2006
Achat :
2008
Moment marquant : 
« J’adore la laver, puis abaisser le toit et partir me promener en musique. »

« Si nous sortons en Mazda CX-5, Mats demande pourquoi on ne prend pas ‘l’auto qui fait du bruit’. »

Le fan allemand Tobias Wehner a tout fait pour que ses deux fils aient la joie de rouler en Mazda MX-5 dès leur plus jeune âge.

Les quatre jours à sillonner les Alpes en MX-5 avec son fils alors âgé de 4 ans, sont un doux souvenir pour Tobias Wehner. « La voiture était parfaite et Erik a adoré jouer au copilote », se réjouit Tobias, maintenant aussi père d’un petit Mats, qui est tout aussi enthousiaste. « Quand nous roulons dans la voiture familiale, un CX-5, Mats demande toujours pourquoi nous n’avons pas pris ‘l’auto qui fait du bruit’. »

L’auto « qui fait du bruit », c’est une MX-5 ND équipée d’un tuyau d’échappement sport que Tobias possède depuis 2016. L’achat de sa toute première MX-5 (NB) remonte toutefois à 2005 et, entre les deux, il a conduit une NC avant de passer au modèle plus puissant. « La ND, c’est le nec plus ultra. Elle est équipée de toute la technologie moderne. C’est la voiture idéale », dit-il. Tobias conduit sa voiture tous les jours, « même quand il neige… je l’aime trop ». « Après l’achat de ma première MX-5, j’ai adhéré au MX-5 Freunde Fulda, un groupe de propriétaires qui font des balades chaque mois, d’avril à octobre. Au fil des ans, je n’en ai manqué qu’une poignée ; c’est même moi qui les organise depuis quelques années. »

En 2011, pendant la première grossesse de la femme de Tobias, le couple est convenu que la MX-5 était idéale pour trimbaler le bébé. Les balades père-fils ont suivi, dont celle dans les Alpes en septembre. En 2015, le jeune père n’a pas vu les Alpes, mais plutôt la naissance de son deuxième fils. Ce dernier est monté à bord pour sa première virée alors qu’il n’avait pas encore soufflé deux bougies. La famille prépare actuellement son baptême alpin. « Il va tellement aimer ça ! » lance Tobias avec fierté.

La MX-5 de Tobias wehner

Modèle :
ND prime-line
Production :
2016
Achat :
2016
Moment marquant :
« Ma première virée alpine avec mon aîné en 2016. Il me disait de dépasser les motos ‘lentes’ dans un col. »

« elle me procure plus de plaisir que toute supervoiture. »

Le journaliste automobile britannique Dan Trent préfère sa MX-5 à tout bolide exotique – et sa mère est du même avis.

Dan Trent a le job dont rêve tout amateur de voitures : il est journaliste automobile et passe son temps à essayer des voitures parmi les plus excitantes pour des magazines et des sites web. Quand est venu le temps d’en acheter une, il n’y avait qu’une option pour lui. « Une année pour Noël, j’ai reçu une somme assez importante, se rappelle-t-il, avec pour consigne d’éviter tout achat à quatre roues. Mais un de mes frères s’était payé une MX-5 avec son emprunt d’étudiant et mon autre frère en avait une aussi. Je n’avais pas le choix ! »

Quelques jours plus tard, Dan pilotait une Eunos 1993 décapotable, version japonaise de la MX-5 originale. Il l’a depuis huit ans. « Pour mon travail, j’ai la chance de conduire des bolides rares et exotiques, dit-il, mais la Eunos reste unique à mes yeux. D’abord parce qu’elle est à moi et qu’elle me procure plus de plaisir que toute supervoiture. »

Caroline, sa mère, a aussi sa part de responsabilité. Pour célébrer sa retraite et son nouveau rôle de grand-mère, elle s’est offert une Sport Nav 1.5 rouge vibrant métallisé. « Je couvrais une activité Mazda au Japon, le week-end même du lancement de la voiture au Royaume-Uni, dit Dan. Avant mon départ, j’avais trouvé ma mère agitée et j’ai compris pourquoi en recevant une photo d’elle recevant les clés de sa MX-5 flambant neuve, le jour même de sa sortie au Royaume-Uni ! Les membres du conseil d’administration de Mazda étaient ravis quand je leur ai montré ça. Mes enfants disent qu’elle est la grand-mère la plus branchée. »

Dan a même déjà convaincu sa mère de tester sa Mazda sur piste à Anglesey Circuit, au pays de Galles. « D’ailleurs, je sais très bien qui m’a transmis son amour de la vitesse et ses habitudes d’achat impulsif de voitures ! »

dan trent

Modèle :
Eunos NA
Production:
1993
Achat :
2011
Moment marquant:
« Un voyage estival sur les sublimes routes d’Écosse avec des amis pilotant tous des décapotables. Les journées se terminaient autour d’un feu sur la plage. Voilà la raison d’être de la MX-5 ! »

caroline schwaller

Modèle:
ND
Production:
2015
Achat :
2015
Moment marquant :
« La journée sur la piste avec Dan. J’ai été étonnée de la vitesse à laquelle ma petite Mazda pouvait négocier les virages. Une véritable découverte. Depuis, j’aime encore plus ma voiture ! »

« Les propriétaires de cabriolet deviennent tout de suite des amis. »

Membre d’un club japonais de NC, Toshi Deki dit qu’en matière de MX-5, l’aspect social est aussi important que la conduite.

L’histoire d’amour du consultant automobile et pilote de course Toshihiro Deki avec les voitures date de sa naissance ! « Mon père a eu son permis de conduire à l’époque où je suis né. J’ai grandi avec le son du moteur, l’odeur de l’essence. À 2 ans, je reconnaissais déjà les voitures sous leur housse de protection et j’ai eu la piqûre de la course à la télévision. »

Adulte, Toshihiro, ou Toshi, comme on l’appelle, a acheté la première décapotable Eunos dès son lancement. « Cette voiture a conquis mon imaginaire comme nulle autre », dit-il. Depuis, il a acquis plusieurs versions similaires dont une NB TD-1001R et une NC TCR 2000, qu’il a contribué à modifier et à vendre. Aujourd’hui, en plus d’une M2 1001 de série limitée, il a une NC RHT qu’il trouve « parfaite » en matière de fiabilité, sécurité et performances.

C’est le design simple, la puissance et la maniabilité de la MX-5 qui font de Toshi un accro. « Les concepteurs savent ce qui compte pour les petites voitures sport, dit-il. Les réglages aussi sont essentiels : pour une petite voiture, elle offre une très grande stabilité en ligne droite. »

Toshi exerce plusieurs responsabilités au sein de son entreprise D-Technique : instructeur de conduite, rédacteur et consultant, mais également représentant du NC Roadster Fan Club de Tokyo et organisateur du rassemblement annuel du club qui a lieu à Hakone Turnpike. « Les propriétaires de cabriolet sont très abordables et deviennent tout de suite des amis, dit-il. Au-delà de leur fierté, ils partagent une passion. Je crois que c’est la personnalité de leur décapotable qui les inspire. »

Toshihiro Deki

Modèle :
NC
Production:
2008
Achat :
2019
Moment marquant :
« Conduire la NC de Los Angeles au Grand Canyon, puis jusqu’à Sedona et Las Vegas. J’ai été frappé par les paysages sublimes et les vastes espaces. »

« Je ressens un lien réel avec cette voiture, comme si nous étions amis. »

Apprendre à conduire avec une MX-5 à 15 ans ? C’est vraiment génial, dit Kate Keller du Club of New South Wales en Australie.

Le club MX-5 de Nouvelle-Galles-du-Sud fêtera ses 30 ans l’an prochain : il a été fondé peu après le lancement de la voiture au pays. « Il y en avait peu à cette époque-là, dit Jean Cook, l’une des fondatrices du club. On les saluait dans la rue. » Trente ans plus tard, le club compte 1 037 membres actifs et organise chaque année plus de 300 activités sociales, techniques, caritatives et de sport automobile. Jean ajoute : « Le club compte des conducteurs de mon âge, mais aussi de jeunes détenteurs d’un permis probatoire ! »

La plus jeune membre, Kate Keller, a 15 ans. C’est la fille de Mel, le secrétaire du club. Elle suit le programme de développement des jeunes lors des journées de formation des conducteurs, en plus de participer aux motorkhanas (un genre d’autocross). « C’est une bonne façon d’apprivoiser le comportement d’une voiture, explique-t-elle. J’aime apprendre sur la piste, on y ressent tout. Comme j’aurai 16 ans cette année, je pourrai avoir mon permis d’apprentie. J’économise pour m’acheter une NB. Je ressens un lien réel avec cette voiture, comme si nous étions amis. » Si Kate met de l’argent de côté pour sa première NB, Lou Iezzi a été propriétaire de 117 MX-5 depuis 1999. « Ma première était blanche, une NA de 1989. Comme je suis mécanicien, j’achète des MX-5 pour les démonter, les réparer, les restaurer et les revendre. Somme toute, cela finance ma passion. » Lou possède actuellement une MX-5 NC rouge et une NC de course noire. « La MX-5 est plus qu’une simple voiture, elle a une âme », affirme Lou.

Lou Iezzi

Modèle :
NC
Production:
2006
Achat :
2017
Moment marquant :
« J’aime personnaliser ma MX-5 et j’adore son allure. En la conduisant, on devient partie d’elle et elle devient partie intégrante de votre vie. »

Kate Keller

Modèle :
ND
Production :
2017
Conduite :
depuis juin 2016 (motorkhana) 
Moment marquant :
« Le conseil d’un mentor pour les virages. ‘Cest une question de sensations.’ Et je suis passée en flèche. »

Jean Cook

Modèle :
ND
Production :
2015
Achat :
2015
Moment marquant : 
« Devenir membre du club de NSW. Il a tant apporté à ma vie. Il y a toujours quelque chose d’organisé quelque part. »